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Mercredi 28 octobre 2009 3 28 /10 /2009 11:47

260 000 signataires pour l'appel de Copenhague 2009 : qu'est-ce qu'on attend ?

 

 
Monsieur le Président,


Au mois de décembre de cette année se tiendra à Copenhague le Sommet de l’ONU sur le climat. Confrontés au péril climatique, les dirigeants du monde entier devront parvenir à surmonter leurs divergences d’intérêts de court terme pour se rassembler autour d’un projet politique mondial fondé sur un constat scientifique objectif et ainsi donner une suite au protocole de Kyoto qui soit à la hauteur des enjeux que nous allons devoir tous ensemble affronter dans les décennies à venir. Le résultat de cette conférence dessinera l’avenir climatique de l’humanité. Or comme le rappelait il y a un an le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon, « nous sommes au bord d’une catastrophe si nous n’agissons pas ».

Acteurs reconnus de la protection de l’environnement, des droits humains et de la solidarité internationale, conscients des responsabilités qui sont les nôtres, nous avons décidé pour la première fois de parler d’une seule voix pour vous exprimer publiquement notre préoccupation et vous appeler à agir avec ambition et détermination lors de la Conférence de Copenhague. Au regard de l’ultimatum climatique auquel l’humanité est confrontée aujourd’hui, Monsieur le Président, vous aurez rendez-vous avec l’Histoire en décembre 2009.

Le réchauffement du système climatique est sans équivoque. L’activité humaine en est la cause. Ses impacts se font déjà ressentir en différents points du globe, notamment par la multiplication des catastrophes climatiques. Si nous n’agissons pas maintenant, ils seront sans aucun doute encore plus dévastateurs. C’est le constat sans appel de 2 500 scientifiques du monde entier qui ont reçu collectivement le Prix Nobel de la Paix en 2007 pour leurs travaux sur le phénomène des changements climatiques. Depuis, de nouveaux éléments scientifiques montrent, chaque jour, que le climat se dérègle au-delà des prévisions les plus pessimistes, avec des conséquences bien plus précoces que prévues et d’ores et déjà visibles.

S’il est encore difficile d’évaluer avec précision l’amplitude des impacts, le danger est en revanche déjà certain. Ecosystèmes ravagés, variabilité climatique extrême, hausse du niveau des océans… : les premières victimes de ces catastrophes en chaîne sont les populations déjà vulnérables en Afrique subsaharienne, en Asie centrale, du Sud Est ou dans de nombreux pays insulaires. La sécurité alimentaire, l’accès à l’eau ou à la terre sont gravement menacés et des centaines de millions de personnes risquent d’être poussées à l’exode, grossissant les rangs de ceux que l’on nomme les « réfugiés climatiques ». Dans un monde de crises, nous craignons que la guerre, l’autoritarisme, les inégalités, la misère  et la souffrance humaine prennent encore un peu plus le pas sur la paix, la dignité humaine et la démocratie.

L’urgence climatique nous commande donc d’agir à la hauteur des périls qui sont devant nous. Nous maîtrisons déjà la plupart des technologies nécessaires pour relever le défi d’un mode de développement qui intègrerait à sa juste mesure l’impératif climatique. De plus, cette rupture avec un modèle de développement hérité d’un passé révolu recèle des opportunités d’économies, d’emplois et d’innovations considérables. Encore faut-il que nous prenions la décision politique de le faire.

Tout d’abord, il faut impérativement parvenir à stopper la croissance des émissions mondiales de gaz à effet de serre d’ici à 2015 avant de les faire décroitre. C’est la seule voie pour limiter le réchauffement des températures bien en-dessous de 2°C, seuil au-delà duquel la capacité à s’adapter de nos sociétés et des écosystèmes est menacée. Pour ce faire, Les pays industrialisés, dont la France, doivent s’engager collectivement à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40% d’ici à 2020 par rapport à 1990.

Mais cela ne sera pas suffisant. Les pays en développement doivent, eux aussi, mettre en place les politiques industrielles, énergétiques et agricoles qui limiteront la croissance de leurs émissions avant de les réduire, sans compromettre leur légitime aspiration au développement économique et social. L’accord de Copenhague devra permettre à ces pays d’évoluer vers des modèles sobres en carbone. Il devra aussi leur permettre de s’adapter aux conséquences inévitables du changement climatique.

Pour nombre d’entre eux, en particulier les plus vulnérables, ces actions ne pourront se faire sans le soutien financier et technique des pays industrialisés. Les besoins d’ici à 2020 sont évalués à plus de 100 milliards d’euros par an. C’est moins de 10% des dépenses militaires mondiales.

Responsables de la majorité des émissions de gaz à effet de serre aujourd’hui dans l’atmosphère, munis de capacités d’action plus fortes, les pays industrialisés portent la responsabilité morale, légale et économique de mener le combat contre le dérèglement du climat. Monsieur le Président, vous vous devez de prendre la tête de ce combat qui est sans aucun doute l’enjeu de ce siècle. Notre avenir commun dépendra dans deux cents jours des choix politiques qui seront faits.

Serge Orru, WWF-France
Pascal Husting, Greenpeace France
François Danel, Action contre la Faim
Olivier Braunsteffer, Care France
Souhayr Belhassen, FIDH
Nicolas Hulot, Fondation Nicolas Hulot
Anne Bringault, Les amis de la terre
Michel Bruguière, Médecins du Monde
Luc Lamprière, Oxfam France Agir Ici
Sandrine Mathy, Réseau Action Climat
Michel Roy, Secours Catholique

La Constitution Européenne  prévoit (art.1-46-4) qu'un million de citoyens (au moins) de plusieurs États membres peuvent demander une initiative de la Commission, au travers d'une pétition par exemple.

Signer ici l'appel pour le sommet de Copenhague 2009 nous devons atteindre le million de signataires pour nous faire entendre !

 


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Dimanche 25 octobre 2009 7 25 /10 /2009 10:06

En ce moment et jusqu'au 26 juin 2010, l'exposition « Ma Terre première : pour construire demain » se déroule à la Cité des Sciences de Paris. Elle dévoile tout de cette matière granulaire sous quatre angles : géologique, physique, architectural et artistique. En collaboration avec CRATerre, laboratoire de recherche de l’École nationale supérieure d’architecture de Grenoble, la Cité des sciences et de l’industrie propose au public de redécouvrir les vertus de la terre, matière prometteuse à la fois traditionnelle et innovante.

Voici donc une occasion de rappeler les avantages de la technique d'utilisation de la terre crue la plus prisée des architectes : le pisé. (exposé par Martin Rauch, architecte spécialisé à travers le site web de la "chapelle de la réconcilation" de Berlin)

Le pisé régule l'humidité de l'air
 
/ Le pisé peut assez rapidement absorber l'humidité de l'air et, si nécessaire, la libérer. Le pisé régule l'humidité ambiante et favorise un climat sain. Il empêche les muqueuses de se dessécher, réduit la formation de poussière et prévient les refroidissements.
Le pisé absorbe la chaleur / A l'instar d'autres matériaux lourds de construction, le pisé absorbe la chaleur et améliore ainsi l'atmosphère d'une habitation ; en utilisant passivement la chaleur du soleil, il permet de faire des économies d'énergie.
Le pisé économise l'énergie et n'est pas polluant /
Contrairement à d'autres matériaux de construction, la préparation et la finition du pisé nécessitent peu d'énergie ; par conséquent il ne pollue pas l'environnement. Il n'utilise que le 1% de l'énergie nécessaire à la fabrication d'un mur en briques ou en béton armé. Europas.
Le pisé est recyclable / Le pisé à l'état brut est en tout temps recyclable. Lorsqu'il est sec, il suffit de le concasser et de le délayer pour pouvoir le retravailler. Contrairement à d'autres matériaux, les gravats de pisé ne polluent pas l'environnement.
Le pisé se trouve facilement et, par conséquent, limite les coûts de transport / Il y a du pisé sur la plupart des chantiers du centre de l'Europe. Lorsqu'il ne contient pas trop d'argile et de cailloux, il peut être humidifié et directement retravaillé selon les besoins de la construction.
Le pisé conserve le bois / La capacité du pisé de réguler le taux d'humidité empêche la formation de champignons ou d'insectes sur le bois et sur toutes autres matières organiques qui se trouvent à proximité.
Le pisé fixe les substances toxiques / L'argile a la capacité de « neutraliser » les matériaux polluants ; c'est pourquoi il est souvent utilisé dans l'industrie.


Martin Rauch house / Schlins / Vorarlberg / Autriche

Martin Rauch  / Chapelle de la réconciliation (terre à base de gravats de l'ancienne chapelle détruite pendant la guerre 29/45, au même endroit) / Berlin


Une démonstration de l'intéractivité de l'exposition par SachaQS

Site de l'exposition à la Cité des Sciences de Paris-La-Villette

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Samedi 15 août 2009 6 15 /08 /2009 14:12


Un procédé qui permettrait dans le même temps d'apporter une solution au recyclage du CO2 et au problème de descendance du pétrole, vous en réviez?


Et bien la nature l'a fait pour vous ! ...il y a environ 2 milliards d'années....! Les micro-algues (300 espèces retenues pour la production de ce nouveau biocarburant), survivent tout comme les plantes et arbres, par le processus de photosynthèse : la combinaison lumière + CO2 est la solution nutritive des algues qui en retour produisent de l'oxygène et des sucres. Mais placées en milieu carencé, elles produisent des triglycérides à la place des sucres, triglycérides qui sont la base des huiles. Ce qui est intéressant avec ces algues, c'est qu'un hectare pourraient produire 30 à 120 fois plus d'huile qu'un hectare de colza ou de tournesol par exemple, et, sachant qu'il faudrait 118% de la surface agricole utile totale de culture de colza pour couvrir nos besoins actuels en bio carburant, l'avantage semble certain.


Des bioréacteurs sont en développement actuellement, aux Etats-Unis, il s'agit de tubes transparents dans lesquels on fait barboter l'élevage, de l'eau de mer, et du CO2 souvent sous forme de fumées d'usine, en présence de lumière, naturelle ou artificielle. Un technique développée par la société "Greenfuel", qui permet de recycler jusqu'à 82 % du CO2 contenu dans les fumées des centrales!

En France, on semble à la traine, pourtant il ne faut pas oublier aussi que contrairement aux plantes oléagineuses, les algues ne connaissent pas les saisons, et les "récoltes" sont perpétuelles.


Clin d'oeil d'architecte ;)



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A TOUS CEUX QUI SE SENTENT CONCERNES PAR L'ECOLOGIE
Nous épuisons la Terre à force de toujours plus de croissance, de consommation, de confort...pourtant nous n'en aurons qu'une seule! Le stock de planète pouvant accueillir la vie est faible puisqu'il ne s'étend qu'à un seul exemplaire connu et nous ne pouvons plus agir comme si ses réserves étaient illimitées.

La vie existe sur Terre depuis 3.8 milliards d'années, elle a donc mis environ 3.8 milliards d'années pour aboutir à l'espèce, dite la plus évoluée, qui est l'homme d'aujourd'hui. Depuis le commencement de l'ère industrielle, il y a un peu plus d'un siècle, nous sommes entrés dans un système de vie reposant sur la croissance économique par le biais de la consommation de biens matériels. Ce système évolue depuis de façon exponentielle. Conséquence : depuis la fin des années 80, notre empreinte écologique à dépassé 1, c'est-à-dire que nous sommes actuellement dans une phase où nous avons une dette envers la Terre, la capacité de la planète n'arrive plus à suivre nos demandes, et cette dette augmente de 25% chaque année!

Nous sommes en train de détruire, sur 2 ou 3 générations, ce que l'évolution a mis tant de temps à créer : les espèces disparaissent à un rythme 1000 fois supérieur au taux d’extinction naturel et cette crise d’extinction sans précédent est due à l’activité directe ou indirecte des hommes.

Tout notre système de vie repose en premier lieu sur les réserves naturelles, dont la demande pouvaient être assez restreinte au début de la vie (oxygène, eau douce, soleil) mais qui s'est élargie en même temps que l'évolution de l'homme (charbon, pétrole, gaz, uranium).

A vos moindres faits et gestes, à vos moindres achats correspond une petite partie de la Terre en moins
. De plus, l'épuisement progressif des réserves et les pollutions associées à leur transformation nous promettent changements climatiques, catastrophes naturelles et donc conflits politiques, mouvements sociaux, exodes, etc, etc...


Il nous faut regarder au delà de notre nombril et agir au quotidien, pour un réel et global développement DURABLE.


Vous pensez certainement que les actions individuelles sont inutiles face aux décisions politiques et lobbies économiques, pourtant vous êtes le maillon essentiel de la chaine, puisque vous êtes l'élément "consommateur" : regardez donc la panique des politiques et le mal qu'ils se donnent lorsque leur citoyens ne consomment plus pour leur redonner du "pouvoir d'achat"! Si tout le monde consommait intelligemment, nous pourrions faire réellement bouger les choses.
 

 

1 JOUR : 1 CONSEIL !..........

A....comme ACHATS!
11/ Sous la chaleur 60% de l'eau s'évapore avant même d'avoir été absorbée par les plantes
En été arrosez votre jardin à la tombée de la nuit.

ce conseil vous est donné par

AVIS !

ACTEURS DU DEVELOPPEMENT DURABLE


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